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Avec l’hypertension pulmonaire, nous nous sentons souvent plus triste que les autres parce que nous devons faire face à beaucoup de pertes. La tristesse est à prévoir quand le deuil et la perte hantent nos jours et nos nuits. La tristesse se souvient clairement de ce que nous avons apprécié dans notre vie pré-hypertension pulmonaire, et il nous rappelle que la perte doit être honorée. La tristesse ne veut pas que les choses soient balayées sous le tapis ; ce n’est pas sa façon. 

La tristesse est absolument déterminée à être remarqué et à nous rappeler des souvenirs douloureux. Elle se montre ferme et refuse de disparaître. La tristesse s’accumule quand nous essayons de l’ignorer, et attend patiemment dans notre corps une occasion s’exprimer. 

Quand la tristesse n’est pas reconnue, elle demeure stockée en tension. Notre journée peut commencer avec un éventail de défis quotidiens, mais une accumulation de cette tension va nous faire réagir de façon excessive. Par exemple, en étant intensément irritable ou en colère à la venue du moindre obstacle. 

Voilà comment la tristesse communique, elle nous écrase, comme si faire face à un autre défi nous ferait éclater. Elle interfère également avec notre sommeil. La tristesse inexprimée nous réveille tôt et nous nous demandons pourquoi nous ne pouvons pas nous rendormir. 

La tristesse réprimée impacte aussi notre capacité à être avec les autres. Nous sommes moins présents parce que nous nous sentons submergé(e). Par exemple, nous rencontrons des amis pour un café, mais quand ils parlent, il devient difficile de se concentrer pleinement sur ce qu’ils disent. Il est facile de dériver si notre esprit est encombré. 

La tristesse veut que nous ralentissons – que nous prenions du temps pour nous calmer afin de le laisser remonter à la surface. La tristesse apprécie quand vous pouvez prendre du temps pour respirer consciemment (si possible) de sorte qu’elle soit libérée avec l’expiration. 

La tristesse apprécie aussi quand vous prenez le temps d’honorer tous vos sentiments. La tristesse se situe souvent dans une couche émotionnelle plus profonde et, quand d’autres sentiments sont exprimés, elle peut faire surface. La colère ou l’angoisse peuvent s’accumuler au-dessus de la tristesse, quand nous les relâchons, la tristesse d’être libérée. 

Lorsque vous ne prenez pas le temps d’honorer la tristesse, la tristesse n’a pas d’autre choix que d’attendre les moments où vous vous sentez totalement dépassé(e) et vous avez une crise. Pour la tristesse, c’est un énorme soulagement parce que finalement elle peut se libérer. Les larmes accumulées peuvent finalement couler et la douleur ressentie être libérée – la catharsis enfin. 

La tristesse est confuse quant à pourquoi nous attendons qu’elle se soit accumulée avant de la libérer. La tristesse sait qu’elle serait beaucoup plus facile à gérer si nous la libérons petit à petit ; vous pouvez le faire en vivant une vie consciente où vous honorez vos sentiments chaque jour. 

Concrètement, cela pourrait signifier de prendre le temps chaque jour pour trouver le calme et vous exprimer dans un journal en y écrivant tous les sentiments que vous ressentez en ce moment. Si vous voulez, vous pouvez aussi écrire une lettre à l’hypertension pulmonaire pour lui laisser savoir tous les sentiments que vous retenez. Pleurer est également un moyen puissant de libérer la tristesse ainsi que de parler ouvertement de vos sentiments à d’autres personnes qui sont là pour vous soutenir.   

La tristesse a un conseil : «  honore-moi tout au long du chemin et je vais t’aider à guérir émotionnellement. Puis, toutes tes ressources intérieures pourront être utilisées pour gérer la maladie du mieux que possible ».