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La culpabilité veut nous faire croire que nous ne sommes pas méritants. Un exemple pourrait être que la culpabilité nous dit que nous sommes indignes d’auto-compassion ou de la compassion des autres.
 
La culpabilité aime à parler en terme de devoirs ; le plus de devoirs elle peut imposer, le plus vous subirez une sensation de honte. La culpabilité dit :

  • « Tu devrais essayer plus fort même si tu es aux prises avec l’hypertension pulmonaire ».
  • « Les autres gèrent la maladie mieux que toi ».
  • « Tu devrais être plus futé ».
  • « Arrête de penser de façon négative ».
  • « Tu dois être en mesure de faire plus pour ta famille et tes amis ».
  • « Tu as survécu à l’HTP alors que ce n’est pas le cas pour d’autres ».

La culpabilité saute sur tous les défauts que vous pensez avoir et les amplifie pour que vous vous noyiez dans votre propre dégoût.
Si l’hypertension pulmonaire vous donne du mal à sortir du lit le matin en raison de la fatigue et des sentiments de dépression, la culpabilité vous tourmentera avec des critiques négatives :
 
« À l’heure qu’il est, tu devrais t’être levé(e) et avoir préparé le petit déjeuner pour tout le monde. Tu utilises la maladie comme une excuse pour être paresseux(se), arrête de te gâter ! Tu devrais être plus efficace, tes excuses ne tiennent pas la route, tout le monde peut voir ça. »
  
Après que votre culpabilité se soit déchainée, vous êtes encore plus épuisé(e) pour affronter la journée. Toutes vos limites défilent dans votre esprit  ¾  vous n’y pouvez rien  ¾  et en écoutant les critiques que vous fait la culpabilité, vous pouvez vous sentir honteux.
 
La honte est la culpabilité intériorisée. Vous êtes maintenant convaincu(e) que vous êtes le vrai problème, que d’autres personnes avec l’hypertension pulmonaire gèreraient la maladie mieux que vous, et qu’il doit y avoir quelque chose qui ne tourne pas rond avec vous.      
 
La meilleure façon de drainer la culpabilité afin de réduire son pouvoir de tourmenter est de dire à haute voix tous les jours :

  • « Je suis digne de l’auto-compassion ».
  • « Les autres peuvent ne pas être en mesure de voir l’impact de ma maladie, mais cela ne devrait pas enlever ma capacité à honorer mon combat ».
  • « Je sais que cette maladie est très difficile, il est difficile de respirer parfois, mon énergie est très faible, je me sens déprimé(e), je ne peux pas faire de l’exercice et je me sens souvent étourdi(e) ».
  • « Je fais de mon mieux compte tenu de mes limites ».

Afin de nous affirmer, nous avons parfois besoin de libérer les voix qui nous tourmentent. Écrire tout ce que la culpabilité nous dit peut être un moyen puissant de drainer son pouvoir. Donc, si vous n’en possédez pas déjà un, procurez-vous un petit journal d’HTP ou ouvrez un nouveau fichier sur votre ordinateur.
 
On peut reconnaitre les devoirs comme un outil dégradant qu’utilise la culpabilité et rétorquer avec : « J’en ai fini avec le sentiment de culpabilité ! Je fais de mon mieux ! ».
 
Écrivez une lettre à la culpabilité et laisser-la savoir que vous connaissez ses moyens de manipulation. Laissez la culpabilité savoir que vous allez contre attaquer.
 
L’institution d’un plan d’auto prise en charge (y compris les idées décrites ci-dessus) constitue une excellente protection. Si nous nous traitons toujours bien, même si nous nous sentons indignes de prendre soin de nous-même, nous développons une armure protectrice épaisse contre la culpabilité et la honte.