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L’angoisse se trouve juste sous la surface de notre cœur et, au moindre changement dans notre vie, nous pouvons être tout énervés. 

L’angoisse enlève notre capacité à nous concentrer et rend difficile de recevoir ce que les autres nous disent. 

Il semble presque impossible de compléter une tâche puisque nous ne savons pas où donner de la tête et sommes confus quant à pourquoi nous nous sentons de cette façon. 

Etant donné notre lutte avec l’hypertension pulmonaire, il est normal que nous ressentions beaucoup d’angoisse. Notre vie est souvent tourmentée par de nombreuses questions auxquelles nous avons peu de réponses. 

Par exemple :
« Qu’est-ce que je pourrais accomplir aujourd’hui sans me sentir complètement épuisé(e) ? »
« Est-ce que je pourrais faire face à mes engagements sociaux ? »
« Est-ce que j’en fais trop ou trop peu ? »

La liste est longue et les questions s’accumulent autour de notre cœur sans réponses. L’angoisse s’aggrave avec le doute et aussi avec la perspective que nous devrions avoir toutes les réponses. Cette perspective peut se convertir en une pression intériorisée; plus elle accumule, plus l’angoisse règne sur notre journée. 

Une stratégie importante pour faire face à l’angoisse est de regarder sous la surface. L’angoisse est souvent la pointe de l’iceberg ; ce sont les sentiments sous l’angoisse qui lui donnent du pouvoir et du contrôle. 

Par exemple, l’embarras, la tristesse, la honte, l’amertume et le désespoir peuvent tous se cacher sous la surface. Si ces émotions demeurent cachées, l’angoisse s’accumule inévitablement et avec elle, des attentes irréalistes. Des exemples d’attentes irréalistes peuvent être de penser que nous puissions continuer à prendre soin de nos enfants, d’entretenir notre foyer, ou de faire l’épicerie chaque semaine. Ces activités peuvent être inaccessibles étant donné la gravité de nos symptômes. 

S’exprimer quotidiennement dans un journal peut être un moyen puissant de libérer l’angoisse. Nous asseyant dans un endroit calme, nous pouvons prendre un peu de temps pour être silencieux et respirer de notre mieux.  Avec un stylo et du papier, il suffit ensuite tout simplement de laisser les sentiments sortir. Parfois, écrire dans un journal peut être effrayant ; des sentiments auxquels il est difficile de faire face peuvent sortir, et pourtant en les gardant enterrés, on ajoute considérablement à notre angoisse. 

Certains de ces sentiments peuvent être par exemple :
Je me sens triste;
Je me sens désespéré(e) à propos de l’HTP et de ma capacité à gérer la maladie; 
J’ai peur de la progression de la maladie. Comment vais-je y faire face plus tard? Je suis terrifié(e) à l’idée de mourir;
Je me sens en colère, confus(e), honteux(se), coupable, amer(ère), etc. 

Quand les sentiments sont inavoués, la toxicité s’accumule dans notre système. Chaque sentiment bombarde également notre esprit avec des dialogues intérieurs négatifs. Notre esprit va nous dire à plusieurs reprises « vous ne luttez pas assez contre votre maladie, vous avez besoin d’essayer plus fort ». 
Honorer et libérer nos sentiments est le moyen le plus puissant de retrouver notre force. 

Une autre bonne stratégie pour gérer l’angoisse associée avec l’hypertension pulmonaire est de continuer à nous concentrer sur « le moment présent ». L’angoisse et l’inquiétude peuvent s’accumuler chaque fois que nous essayons de prédire le futur, que ce soit la prochaine heure, le prochain jour, le prochain mois ou la prochaine année. Notre vie est remplie d’incertitude; tous les êtres humains vont mourir, mais nous ne savons pas quand. Avec l’HTP, le temps qui passe est plus difficile à ignorer. Chaque jour peut sembler nous rapprocher de la mort.

Rester concentré sur la mort nous prive de vivre le moment présent. En réalité, nos vies sont composées de précieux moments au cours desquels nous prenons conscience de l’instant présent. Se concentrer sur le présent peut être difficile quand nos esprits sont occupés. Cependant, une façon d’y arriver est d’être conscient de notre souffle; se concentrer sur notre respiration nous amène instantanément à prendre connaissance du moment présent. 

Être dans le moment présent est essentiel dans le cas d’une maladie mortelle; plus nous pouvons vivre chaque moment, plus nous pouvons accepter l’incertitude qui accompagne le lâcher-prise de la vie telle que nous la connaissons. 

Lorsque notre angoisse est mieux gérée, il se peut que nous vivions toujours des jours plus difficiles à cause de notre combat contre l’hypertension pulmonaire. Cependant, lorsque nous acceptons notre réalité et sommes en harmonie avec le moment présent, nous pouvons concentrer nos faibles ressources sur notre mieux être physique.